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Clin d'oeil à la Guérinière Futsal...

20 mai 2013 - 18:28

La Guérinière Futsal veut faire sa place au haut niveau

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Champion invaincu de Division d'Honneur cette saison, le club de futsal de La Guérinière s'est offert une place au niveau national. Il évoluera à la rentrée prochaine dans une Deuxième Division fraîchement créée. Après quatre ans d'existence, Guérinière Futsal ne manque pas d'ambition. Son objectif ? Rejoindre d'ici quelques années l'élite française de la discipline.

 

C'est un petit club qui monte à vitesse grand V. Guérinière Futsal a quatre ans d'existence, une progression spectaculaire et des rêves plein la tête. Vainqueur de Division d'Honneur cette année, elle évoluera la saison prochaine dans une deuxième division nationale nouvellement créée. Le club caennais a l'ambition d'y asseoir sa place avant de voir plus haut encore : l'élite française. « C'est sur la durée qu'on veut faire quelque chose, soutient le coordinateur technique et ancien président Toufik Daïkha. Si on arrive à intégrer nos jeunes, on peut devenir un gros club dans trois-quatre années. On se structure au fur et à mesure. » Hérouville lourdement sanctionné à la suite de fraudes commises cette saison, La Guérinière peut devenir la place forte du futsal bas-normand. Sa volonté d'y parvenir ne fait aucun doute.

 

17 victoires en 17 matchs, 139 buts marqués pour 46 encaissés : les hommes de Samir Rahmani ont mis tous leurs atours de leur côté pour faire partie des huit promus du territoire français en D2. « On a le meilleur ratio de toutes les DH françaises », précise l'entraîneur local. La mission n'a pourtant pas toujours été une partie de plaisir pour La Guérinière. À côté des 12-1 ou 10-0 réalisés contre Démouville et Cherbourg, les Caennais ont eu des oppositions beaucoup plus relevées et serrées. « Cette année, il y avait trois matchs à gagner : deux contre le Chemin Vert et un contre Hérouville. » La mission a été accomplie non sans difficulté. Les deux succès contre le voisin caennais ont été obtenus par un seul but d'écart. Et c'est sur tapis vert que La Guérinière s'est imposée à Hérouville, ce qui a quelque peu tendu les relations entre les deux structures.

 

Un budget de 10 000 euros à 45 000 euros

 

Non content de monter en deuxième division, Guérinière Futsal a remporté la Coupe de Basse-Normandie et a disputé les seizièmes de finale de la Coupe de France, lui donnant l'occasion de se frotter à des équipes de haut niveau. « On n'était que trois clubs de DH à ce niveau de compétition », souligne Samir Rahmani. En parallèle, son équipe réserve a dominé la DHR (la deuxième division régionale), bouclée avec une seule défaite. La Guérinière compte également une vingtaine de licenciés U17, lesquels disputent quelques matchs amicaux à défaut de pouvoir participer à un championnat. « On a la volonté de créer une école de futsal. On a commencé par des U17 car ça répond à une volonté des ados. On organise aussi des stages pour les 8-14 ans pendant les vacances. Dès l'année prochaine, on souhaite créer des équipes dans les différentes catégories jeunes. »

 

Le discours des dirigeants caennais repose sur un verbe : se structurer. « Au niveau sportif, les joueurs sont prêts. À côté de ça, il faut qu'on arrive à élargir l'équipe dirigeante. On manque aussi de moyens financiers et humains. Cette saison, nous fonctionnions avec un budget de 10 000 euros. Il doit passer à 45 000 euros pour assurer en particulier les déplacements et l'hébergement. » La question ne se limite pas, pour autant, à des paramètres budgétaires. Franck Doudet, Cadre technique régional et membre de la commission futsal au sein de la FFF, ne cache pas une certaine inquiétude. « Le futsal est une pratique qui a émergé des quartiers, rappelle-t-il. Il faut que ces clubs se professionnalisent. Je ne suis pas sûr que La Guérinière soit totalement prête dans sa structuration. » Pour éviter de connaître les mêmes mésaventures qu'Hérouville, « qui n'avait pas mesuré le cahier des charges », d'après le CTR, La Guérinière travaille en collaboration avec la Ligue de football de Basse-Normandie.

 

Une implantation locale revendiquée

 

Les futsaleurs du quartier caennais doivent faire oublier la réputation difficile accolée à leur lieu de vie, puisque « 95 % de nos joueurs sont d'ici ». Comme souvent ailleurs, la répercussion du futsal dépasse le cadre sportif. « Ça nous permet d'encadrer les jeunes, de les canaliser, confient les dirigeants locaux. Social et futsal vont ensemble. » Le club de La Guérinière n'en demeure pas moins très attaché aux valeurs que véhicule son quartier, comme « la solidarité et la dignité »« On travaille beaucoup sur l'image. Cette année, nous n'avons eu que des bons retours. Quand on a commencé le futsal, le club de foot en herbe venait d'être dissout. Tout le monde a eu des inquiétudes, mais nous avons été exemplaires. Le futsal est un sport où le respect, le fair-play et le spectacle sont mis en avant. » Rester fidèle à ses racines tout en poursuivant un développement plus large, tel est le souhait de l'association caennaise. La saison prochaine, elle s'appellera d'ailleurs Caen Guérinière Club.

 

Quelles ambitions l'animeront ? « On vise la montée mais on sait que ce sera très difficile, indique Toufik Daïkha.Ce sera une année de transition. Par contre, on veut offrir de beaux matchs à notre public. L'objectif sera de tout gagner à domicile. » La Guérinière ne s'appuiera que sur des joueurs de futsal, alors que tous ses éléments évoluaient également sur herbe cette saison. « On a perdu des joueurs. Il nous en faut encore deux. » Jonathan Tendron, aussi brillant que difficilement gérable, ne devrait plus être de l'aventure. Le Bayeusain, qui s'entraîne désormais à Verson (PH), faisait partie des quatre joueurs de DH herbe composant l'effectif caennais cette saison. Mais le fer de lance du collectif local s'appelle Yacine Attab, parti six mois à Hérouville pour mieux revenir au dernier mercato hivernal. « La saison prochaine, on sera plus forts tactiquement et physiquement parce qu'on s'entraînera plus, assure Samir Rahmani. Nos joueurs perdent leurs repères quand on leur demande une façon de faire en salle et l'inverse en herbe. » Résolument dynamique et ambitieux, La Guérinière envisage l'avenir avec optimisme.

École de futsal dès 7 ans. Pour plus de renseignements : 06.33.05.79.38

 

Le futsal en Basse-Normandie par Franck Doudet :

« La Ligue est dans la mouvance de la volonté fédérale de développer les pratiques diversifiées, dont le futsal. Cela se concrétise par plusieurs actions, dont la première est d'avoir mis en oeuvre un vrai championnat régional, une DH attractive et intéressante sur le plan sportif. C'est sa troisième année d'existence. Elle prend son rythme de croisière peu à peu. Le deuxième chantier est la formation. Le problème du futsal, c'est que les personnes qui encadrent sont peu formées. Notre volonté est de remédier à ça. Depuis septembre, une soixantaine de personnes ont été sensibilisées à cette pratique. En septembre 2013, un diplôme spécifique futsal sera créé. Le troisième gros chantier, c'est la sensibilisation des jeunes. Des U11 aux U17, nous avons mis en place des coupes régionales et des plateaux. Pour eux, c'est une pratique complémentaire au football traditionnel. Chez les séniors, ça doit devenir une pratique spécifique. Trop de clubs utilisent des doubles licences et cela pose beaucoup de problèmes. Les joueurs doivent choisir. La Basse-Normandie a vingt clubs de futsal. Le projet est de porter ce nombre à une cinquantaine d'ici cinq ans. Notre souhait est que toute la région soit représentée. Actuellement, la pratique est très concentrée sur la couronne caennaise. Nous aimerions développer le futsal en milieu rural. »

 

Source : http://www.sportacaen.fr

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